« Nous espérons qu`en Moldavie nous aurons de moins en moins des lois qui réglementent l`activité des journalistes» |

interview avec Valeriu Saharneanu, le président de l`Union des Journalistes de Moldavie |
Comment êtes vous arrivé à former cette Union ?
L`Union des Journalistes est la seule organisation représentative pour nous, qui représentons les journalistes de la République de Moldavie. L`inscription est faite sur la base d`une demande. Nous avons environ 500 inscrits, mais avant les années 2000, il y en avait plus de 3000. Les huit années de la période communiste nous ont beaucoup affecté. La relation entre le Centre était très discrète parce que les journalistes avaient peur de perdre leurs boulots. En 2001 j`ai eu une discussion avec Voronin (ancien Président de la République) et il nous a menacé de liquidation. Il a créé la Ligue des Journalistes Professionnels, mais cette organisation s`est dissolue tres vite parce qu`elle était basée sur un mensonge. Nous avons résisté, mais actuellement nous sommes très affaiblis.
Le journalisme présente encore un intérêt pour les jeunes ?
Il y a plusieurs facultés qui produisent des diplômés, mais elles ont été sous le contrôle des communistes. J`ai travaillé aussi dans une université en 2002, mais le recteur a été obligé de me « virer ». Les jeunes ne sont pas du tout préparés. La vraie école commence pour eux quand ils sont embauchés dans une institution de presse. Ils arrivent ici sans avoir aucune pratique et ils doivent apprendre.
Comment la situation va-t-elle changer à votre avis après tous ces changements dans la vie politique ?
Nous pensons que les trois partis que nous avons soutenu et que nous avons emmené au pouvoir vont respecter les standards démocratiques y compris dans les médias. Nous allons rester sur les mêmes positions et nous allons surveiller comment ils accompliront leurs promesses.
Vous bénéficiez de l`aide des autres organisations internationales?
Nous n’avons pas maintenu les liaisons avec l`extérieur. Malheureusement, nous n`avons pas été aidé dans les moments les plus difficiles. Nous avons été marginalisés. L`Union des Journalistes a perdu sa salle des conférence, et les communistes ont pris la Maison de la Presse pendant la campagne électorale. Nous n`avons pas pu tenir de conférences. Nous avons demandé l`aide de l`Union Internationale des Journalistes, mais nous n’avons pas reçu de soutien de leur part. Maintenant on doit se reconstruire. Nous devons avoir une relation avec le pouvoir pour récupérer ce qu’on a perdu. Nous espérons qu`en Moldavie nous aurons de moins en moins de lois qui réglementent l`activité des journalistes et nous allons essayer de renforcer l`Union pour responsabiliser les journalistes. Ils ont aussi leurs propres mécanismes de contrôle.
Iuliana Galeteanu |